Blog
À Stansted Mountfitchet, dans le comté d’Essex près de Londres, se dresse Stansted Hall, un manoir construit en 1871, qui abrite aujourd’hui l’Arthur Findlay College, célèbre dans le monde entier pour ses enseignements en sciences psychiques. Le domaine dégage une atmosphère féerique : de vastes jardins, de majestueux arbres centenaires, un lac tranquille avec de gros poissons et des chevaux se promenant librement créent un cadre propice à la sérénité, à l’émerveillement et à l’ouverture vers d’autres dimensions. L’ensemble évoque l’univers magique d’un château de Harry Potter, invitant les visiteurs à explorer à la fois leur environnement et leur propre conscience.
Fondé en 1964 selon la volonté de J. Arthur Findlay, le collège est administré par la Spiritualists’ National Union (SNU), qui y a aussi ses bureaux principaux. L’objectif ? Faire avancer les sciences psychiques. Le collège propose un large éventail de cours résidentiels sur le développement des facultés extrasensorielles : télépathie, guérison à distance, pratique méditative, manipulation énergétique, channeling d’informations, etc. Ces cours s’adressent aux personnes dotées de sensibilités extrasensorielles ou ayant vécu une ouverture psychique soudaine et déstabilisante, leur offrant un cadre structuré pour comprendre, développer et maîtriser leurs capacités.
L’Arthur Findlay College joue un rôle central au sein de la SNU, une organisation spirituelle qui supervise 317 églises (spiritualistes) au Royaume-Uni. La philosophie de l’Église spiritualiste, reflétée dans la formation des médiums au sein de la SNU, consiste à démontrer la survie de la conscience après la mort : les médiums formés au sein de l’organisation apprennent à produire des preuves détaillées de la présence de l’au-delà, via des messages précis, des informations vérifiables et des contacts concrets. Cependant, cette exigence n’est pas nécessairement appliquée aux participants internationaux qui viennent suivre des cours au collège : ils y viennent pour apprendre et explorer les facultés psychiques, mais ne sont pas obligés de démontrer la survie après la mort selon les standards de la SNU.
Mais ce n’est pas tout : le collège ne se limite pas à la tradition spiritualiste anglo-européenne. On y trouve aussi des approches chamaniques, des arts psychiques, des philosophies orientales et d’autres approches mystiques.
Sur le plan scientifique, l’établissement ne se contente pas de mysticisme pur : il collabore avec des universitaires pour explorer les phénomènes médiumniques selon une approche empirique. Par exemple, des « journées science » sont organisées avec des chercheurs de l’Université de Northampton et d’autres pour étudier les manifestations psychiques dans un cadre rigoureux.
En résumé, l’Arthur Findlay College est à la fois un sanctuaire féerique et un laboratoire de la conscience : un lieu où la magie de l’esprit et la rigueur scientifique se rencontrent, pour former des médiums, des guérisseurs et des chercheurs, tous animés par le profond désir de comprendre ce qui dépasse le visible.
En Angleterre, le métier de médium est beaucoup plus intégré qu’on ne pourrait le croire : grâce à un mouvement spiritualiste bien structuré, la médiumnité y est considérée comme une compétence respectable, et de nombreux centres de la Spiritualists’ National Union (SNU) opèrent à travers le pays. Le spiritualisme britannique possède une tradition ancienne et organisée, et la médiumnité y est valorisée au sein d’une communauté spirituelle active, contrairement à certains pays où les dogmes religieux dominants rejettent ces pratiques.
Les présentations publiques de Janet Parker et la démonstration de transe de Eileen Davies ont profondément marqué ma mémoire, c’est impressionnant, incroyable. Également, je tiens à exprimer ma reconnaissance à Matthew Smith, Colin Bates, Stella Upton, Sandie Baker et Simon Key pour leurs enseignements et leur pragmatisme.

