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 Résister au stress : la mauvaise recette du travail moderne

Résister au stress : la mauvaise recette du travail moderne

La logique inversée du monde du travail et l’incompétence des ressources humaines.

Dans le monde du travail actuel, les offres d’emploi regorgent de mentions comme « résistance au stress » ou « capacité à travailler sous pression ». On vous dira : « Mais notre milieu est comme ça, il y a beaucoup d’urgences. » Pourtant, demander aux salariés de gérer le stress est absurde : la vraie performance vient d’un environnement bien organisé, pas de personnes qui subissent la pression. Ceux qui formulent ces critères — RH ou managers — ignorent souvent comment le cerveau fonctionne sous stress.

Aujourd’hui, avec le chômage, l’intelligence artificielle et l’immigration, de nombreuses entreprises engagent pour quelques mois ou quelques années, puis remplacent facilement leurs salariés. On presse les gens comme des citrons, on leur fait subir heures supplémentaires et stress, et on les jette dès qu’on le peut, sous prétexte qu’il y a d’autres candidats en attente. Mais est-ce une stratégie constructive ? Autrefois, les salariés restaient 20 à 30 ans dans la même entreprise, créant des liens, une ambiance familiale et fidèle. Cette fidélité et cette joie étaient aussi une clé du succès. Aujourd’hui, sacrifier le bien-être revient à sacrifier la performance et l’engagement.

Dans de nombreux lieux de travail, il est rare de voir des personnes vraiment heureuses ou joyeuses. Trop souvent, être sérieux est confondu avec être efficace. Pourtant, la science montre que la joie et l’humour ne sont pas des distractions : ils améliorent les fonctions cognitives, réduisent le stress et renforcent le bien-être.

Le stress chronique altère le cerveau, perturbant la mémoire, l’attention, la flexibilité et les fonctions exécutives, toutes essentielles au travail efficace. Les hormones du stress, comme le cortisol, réduisent la capacité à apprendre, se concentrer et résoudre des problèmes.

À l’inverse, les émotions positives et la joie sont un véritable carburant pour le cerveau. Ces états internes élargissent notre attention, stimulent la créativité et renforcent notre capacité à relever les défis. Le rire, comportement externe lié à ces états, réduit le stress, libère des neurotransmetteurs positifs comme la dopamine et la sérotonine, et favorise la cohésion et la coopération entre collègues.

Des recherches montrent que cultiver la joie et l’humour au travail augmente la productivité, renforce la résilience face au stress et permet aux salariés de rester engagés et détendus. Encourager ces états positifs ne diminue pas la performance : au contraire, c’est créer un environnement où l’intelligence, l’empathie et la créativité peuvent s’épanouir, tout en protégeant le cerveau et la santé mentale.

Sources scientifiques et références - Joie et humour au travail

Stress et cerveau

Émotions positives et performance cognitive

Humour et bien-être au travail

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